Visite au Collège Elsa Triolet

La construction du Bois l’Abbé date des années ’60, inspirée par la crise du logement à cette époque. Sa conception était celle d’une cité à part, tournée vers l’intérieur, avec la rue Boileau en ceinture. Tout y était géré par les organismes de HLM, même les routes jusqu’aux années ’80 !

La situation a surtout changée avec l’ambitieux projet de reconstruction de l’ANRU lancé dans les années 2000. L’habitat a été reconstruit ou rénové, avec l’introduction d’une petite part de logement en accession. La Maison pour tous et la Salle familiale, construites en contre bas, ouvrent des horizons par les activités qui y sont organisées et par l’aspect moins fonctionnel de l’architecture. Et aujourd’hui le centre du Bois l’Abbé n’est plus enfermé mais s’ouvre sur le quartier de Coeuilly par une esplanade aménagée et bien éclairée.

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La nouvelle rue Carpeau qui ouvre le Bois l’Abbe sur l’avenue Salvador Allende et le quartier de Coeuilly

Ce travail de reconstruction n’est pas terminé et l’ANRU 2, qui concernera l’ouest du quartier, est en préparation. Le Bois l’Abbé reste caractérisé par des revenus familiaux très limités, ce qui justifie son statut de REP+ pour l’Education nationale. Il y a seulement trois quartiers REP+ dans le Val de Marne. Cette nouvelle organisation donne plus de ressources là où les revenus sont les moins élevés, mais malgré tout l’éducation prioritaire continue à être remise en question (voir par exemple cet article de 2016 suite à un rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), ainsi que celui-ci qui y répond). D’autre part, avoir une adresse dans une cité ou un nom à consonance maghrébine peut rendre plus difficile l’accès aux stages ou à l’embauche selon certaines études (voir cet article dans Le Figaro).

La réussite du Bois l’Abbé et des autres quartiers populaires est essentielle pour notre ville, et plus largement pour l’ensemble de notre société. J’ai voulu en savoir plus sur ces questions et il m’a semblé que le principal du collège Elsa Triolet était particulièrement bien placé pour les mettre en perspective. Son collège reçoit tous les élèves du quartier du Bois l’Abbé, qui passent d’abord par quatre écoles primaires des groupes Jacques Solomon et Anatole France. Monsieur Alain Chataud est arrivé au collège en 2010, et a accepté de me recevoir juste avant les fêtes de fin d’année 2017.

M. Chataud m’a expliqué qu’il est arrivé dans un collège tout neuf, reconstruit par le conseil départemental. Une première satisfaction: après 13 ans le collège reste toujours en parfait état, ce qui favorise le succès des élèves. Et si on compare les résultats au brevet le progrès pendant cette période est clair, passant de 48% de succès en 2009 à 83,5% en 2017, et il y a des élèves qui accèdent aux métiers prestigieux. Grace à son statut REP+ le collège dispose de tous les moyens nécessaires (psychologue, médecin..) Le PRE (programme de réussite éducative) mis en place par la Mairie dans le cadre du contrat de ville permet de recruter des professeurs pour une aide individualisée aux élèves après l’école. Le program ‘Devoir Fait’ lancé par l’éducation nationale devrait compléter ce soutien, limité par la difficulté de recrutement des professeurs mais aussi par leurs horaires. Un soutien avant l’école ou pendant la journée pourrait être plus utile quand les élèves sont moins fatigués.

Quelques initiatives du collège …

– Le collège héberge ‘Elsa Info’, une web radio où les élèves présentent des reportages sur des questions locales et nationales. 
Quelques-unes de ses émissions peuvent être écoutées ici.

– Les élèves d’Elsa Triolet participent aux joutes oratoires avec leurs confrères d’un autre collège de Champigny, Lucie Aubrac. 
Ces joutes ont été montrées dans un documentaire sur la chaine LCP, et les élèves ont été invité à débattre à l’Assemblée Nationale. Elles sont aussi l’objet de plusieurs articles de presse (par exemple dans Libération, et dans le Parisien.

Pour aller plus loin M Chataud considère que c’est sur les écoles primaires qu’il faudrait faire porter les efforts. Il y a un manque de postes de soutien dans ces établissements (psychologues, médecins etc..), et le recrutement des professeurs ne prend pas suffisamment en compte l’aptitude à travailler dans ce quartier prioritaire. Mais la réduction de la taille des classes en CP et en CE1 est un important pas en avant. Le collège travaille avec les écoles primaires depuis plusieurs années, en particulier pour faciliter l’intégration des élèves, et une association commune de parents d’élèves des écoles du quartier a été formée.

Après le collège 42% des élèves entrent dans l’enseignement professionnel, et 3 ou 4 % font un CAP.  Un problème existe dans les lycées professionnels qui ne s’adaptent pas suffisamment aux filières d’emploi d’aujourd’hui. J’ai demandé si ce constat concernait le lycée Gabriel Peri, implanté aussi au Bois l’Abbé – M Chataud a confirmé la bonne qualité de l’offre de ce lycée industriel où vont de plus en plus d’élèves d’Elsa Triolet.

Quelles sont aujourd’hui les difficultés du collège? Il n’y a pas de mixité sociale… les élèves viennent uniquement des quatre écoles du Bois l’Abbé, où les familles ont souvent des horaires de travail fragmentés, et les élèves n’ont pas toujours de bonnes conditions pour travailler chez-eux. Une proposition de modification de la carte scolaire pour inclure quelques rues voisines au Bois l’Abbé n’a pas abouti. C’est justement ce manque de mixité qui est ciblé dans le rapport critique du Cnesco, cité en début d’article. Mais comment remédier à cette situation quand l’implantation du logement en accession dans le quartier restera forcément limitée?
Le souhait de M. Chataud serait de reconstruire le groupe scolaire Jacques Solomon, envisagé dans le programme ANRU 2, à la périphérie de la cité, pour desservir aussi les quartiers environnants. Cette idée est actuellement en discussion.

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Les établissements scolaires du Bois L’Abbé sont éloignés des autres quartiers de Champigny

Un Conte de Deux Cités

En octobre 2015, j’ai fait la connaissance de Saima Ashraf au marché du Bois l’Abbé. Enfant de cette cité, de l’école Anatole France et du collège Elsa Triolet, elle est aujourd’hui conseillère municipale et adjointe dans un borough (commune) du Grand Londres. Moi-même étant conseiller municipal à Champigny et ayant grandi à Londres, j’ai voulu apprendre plus sur ce voyage dans le sens inverse au mien, et sur son travail dans le borough de Barking and Dagenham, situé à l’est du Grand Londres sur la rive nord de la Tamise à 15 km de Westminster.

C’est ainsi que je suis arrivé lundi 4 juillet à la ‘Town Hall’ (la mairie) de Barking. Le borough de Barking and Dagenham (qui réunit depuis 1963 ces deux villes voisines) a une population de près de 200 000 personnes et une superficie de 36 km2 (Champigny a une population de 76 000 et une superficie de 11.3 km2). A sa naissance Barking était un village de pêcheurs. Plus tard le constructeur automobile Ford s’installe à Dagenham, et ira jusqu’à employer un maximum de 40 000 personnes. Aujourd’hui il ne produit plus sur ce site que ses moteurs diesels, avec seulement 4000 employés.

Saima Ashraf est arrivée dans cette ville il y a 12 ans avec ses trois enfants, parlant peu l’anglais. Son engagement dans la vie locale vient du souhait de rendre le soutien qu’elle a reçu à cette époque, et sans doute aussi de la tradition de sa famille qui s’implique beaucoup à Champigny. Elle s’est rapprochée du parti travailliste et a été élue, en 2010, conseillère municipale. Aujourd’hui elle est ‘Cabinet Member’ (l’équivalent d’adjointe chez-nous) pour “Community Leadership and Engagement”. La traduction pourrait être: Animation et Engagement avec la Communauté. Cette affectation résulte d’une nouvelle organisation favorisant une gestion transversale des dossiers. Auparavant, elle s’occupait du logement.

Councillor Ashraf m’a présenté à ses collègues et au Leader du Conseil, le Councillor Darren Rodwell, dont le rôle est l’équivalent du maire chez-nous. Ce borough de l’est londonien est l’un des plus défavorisés, notamment en ce qui concerne l’emploi et le revenu des familles. Les importantes économies décidées par le gouvernement britannique ces dernières années n’ont pas favorisé les boroughs les plus pauvres. Mais néanmoins, le fort développement de Londres, particulièrement à l’est, et la nécessité de remédier aux difficultés de logement des londoniens, ouvrent des perspectives pour le borough. Les prix à Barking sont moins élevés, des terrains sont disponibles, les transports sont bons. La municipalité de Barking and Dagenham, et le maire du Grand Londres (jusqu’à cette année Boris Johnson et maintenant Sadiq Khan) ont donc trouvé un intérêt commun à travailler ensemble, même quand ils ont été d’une couleur politique différente. La ville va construire 35 000 logements sur les vingt prochaines années.

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  • Nouveaux logements à Barking
  • Une nouvelle école. Pour faire face à la croissance de la population, il
    faut construire l’équivalent de deux écoles par an 
  • Et le lancement du projet permettant aux locataires d’acheter une
    partie de leurs logements, avec Councillor Ashraf à gauche

Barking avait beaucoup de logements sociaux, mais depuis 1980 une loi de Mme Thatcher contraint les municipalités à vendre ces logements aux locataires à un prix d’ami, sans qu’elles aient la possibilité de construire d’autres logements sociaux pour les remplacer. D’autres mesures récentes pénalisent l’occupation de logements devenus trop grands pour les familles, et imposent un loyer au prix du marché à des locataires dont les revenus dépassent un seuil très restrictif. Ceci a amené la municipalité à innover, proposant, d’une part, aux locataires d’acheter une partie (par exemple 30%) de leurs logements sociaux en maintenant un loyer intéressant sur la partie restante, et d’autre part faisant construire des logements locatifs, sous contrat privé, par une société liée à la municipalité. Les loyers sont bien en dessous du prix du marché et sont accessibles aux personnes qui ne pourraient pas acheter leur logement, mais qui ne remplissent pas les conditions pour obtenir un logement social classique.

Au-delà du logement, la ville poursuit plusieurs projets de développement, au bord de la Tamise, sur les anciens sites industriels et en centre-ville. Exemple de ses ambitions : elle cherche à attirer le marché aux poissons de Londres. Ce marché, qui a quitté la City de Londres en 1982 pourrait de nouveau déménager bientôt.

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  • La Tamise à Barking, une zone en friche à exploiter.
  • Le Riverside Centre, en bas à gauche, le début de la reconquête.
  • Le Roding, a droite, affluent de la Tamise, et un lieu convivial, le ‘Boat House’

La municipalité est donc décidée à saisir toutes les opportunités qui se présentent. Sa devise est: “One borough, one community, London’s growth opportunity”. Un borough, une communauté, l’opportunité de croissance de Londres. Pour faire progresser la ville, sans laisser personne derrière, la municipalité fait tout pour améliorer les résultats scolaires dans ses écoles. Contrairement à ce qui se fait en France, elle a la responsabilité de la gestion, y compris pédagogique, des écoles primaires et secondaires. Les résultats à Barking ne sont pas parmi les meilleurs de Londres, mais d’année en année ils s’améliorent, une fierté pour cette municipalité. Saima insiste sur la nécessité d’encourager chaque élève à se dépasser, ce qui semble lui avoir fait défaut pendant sa scolarité en France.

Le budget disponible pour les services du borough aura diminué des deux tiers entre 2010 et 2020. La municipalité réduit ses couts, mais également elle cherche à travailler avec les bénévoles pour assurer les actions, par exemple pour l’entretien des parcs. La ville continue à héberger des activités assurées par des associations, mais doit les aider à trouver d’autres financements. Pour réussir cette transition, le borough a besoin de la participation de sa population, et pour cela Councillor Ashraf est en première ligne. Elle rencontre les partenaires et le public pour comprendre les besoins et trouver des solutions avec eux. Pour faciliter ce nouveau départ, la municipalité cherche à rendre les habitants fiers de leur borough en célébrant l’histoire de la ville.

Barking5Autour de la Mairie :

  • Le chemin Bobby Moore, dédié à un héro de la coupe du Monde de 1966 
  • La répétition d’une pièce de Shakespeare « le Marchand de Venise » jouée en pleine air dès le lendemain. Councillor Ashraf y reste dans son rôle de maire adjointe en présentant les clés de la ville au marchand Shylock.

Barking reçoit aussi de nombreux événements artistiques et spectacles, particulièrement pendant l’été, et a pu attirer beaucoup d’artistes et créateurs dans les ateliers au rez de chaussée des nouveaux immeubles, puisque les quartiers plus près du centre de Londres sont maintenant inabordables.

J’ai beaucoup apprécié cette visite à Barking. Malgré de grandes incertitudes (ma visite suivait de quelques jours le vote de la Grand Bretagne pour quitter l’Union Européenne) la ville est déterminée à saisir toutes ses opportunités. Et là aussi il y a une ex-Campinoise, du Bois l’Abbé, qui y joue un rôle important.

Dernières nouvelles, avril 2019

Le prix d’innovation en politique 2018, catégorie « Community » a été accordé au projet « Every One Every Day » sous la direction de Saima Ashraf et de Darren Rodwell. Ce projet cherche à multiplier les partages entre résidants et familles dans le borough.

Voir le site de l’institut de l’innovation. en politique

Saima Ashraf a présenté ce projet à l’Assemblée Nationale à Paris le 17 avril 2019.

Secours Catholique

Je me suis présenté un froid matin de janvier au local du Secours Catholique au Bois l’Abbé. Derrière la porte de ce local, mis à disposition par la Mairie, j’ai rencontré André, qui assurait le service de domiciliation postale. Il a répondu à mes questions, tout en accueillant les usagers venus récupérer leur courrier. J’ai découvert l’importance de ce service pour les gens du voyage et d’autres personnes sans adresse.

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Derrière le service courrier, des sacs de vêtements et de chaussures en attente de traitement. Ils seront classés, les plus adaptés offerts aux personnes dans le besoin. Un petit profit est tiré des autres qui sont recyclés. Les jeans et les survêtements chauds sont particulièrement appréciés.

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A coté des vêtements, un petit rayon de livres, principalement utilisés pour l’apprentissage de la lecture. Un espace pour prendre le café, une petite cuisine, une machine à laver et une douche. Chaque jour d’ouverture, plusieurs personnes viennent faire leur toilette et laver leurs vêtements.

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L’association reçoit aussi des denrées alimentaires qui sont offertes aux usagers. Les aliments de préparation facile sont les plus adaptés. De plus chaque mardi soir ils reçoivent des produits invendus de l’épicerie sociale de Bry sur Marne, en particulier légumes, yaourts et poisson sous barquette. Ils sont proposés aux personnes qui en ont besoin le mercredi matin.

Au fond du local un bureau équipé d’accès internet et de téléphones où plusieurs personnes peuvent être reçues en même temps. Pour beaucoup le problème est de vivre sans papiers. Les bénévoles sont formés pour les aider à établir un dossier pour essayer de débloquer leur situation.
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J’ai été impressionné pendant ma visite par le nombre de personnes, bénévoles et utilisateurs, dans ce local. Le secours catholique à 60 000 antennes en France qui font partie du réseau mondial Caritas. Pendant la semaine douze personnes se relayent pour assurer le service de l’antenne du Bois l’Abbé. Les bénévoles souhaitent pouvoir agrandir les locaux pour mieux recevoir le public. Ils m’ont parlé aussi d’un problème d’accès, particulièrement pour les personnes avec enfants en poussette, en raison de trois grandes marches devant la porte. Ce problème devrait être résolu avec des travaux actuellement prévus.

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L’antenne du secours catholique du Bois l’Abbé se situe au 13 square Goujon et reçoit le public de 9h à midi le mardi et vendredi, avec des accueils spécifiques le mercredi et le jeudi. Leur téléphone : le 01.55.98.21.94.

CR  février 2016

 

 

J’aime mon marché de Coeuilly

J’ai retrouvé le collectif « J’aime mon marché de Coeuilly » sur la place du village un dimanche de septembre bien ensoleillé. Ce collectif a été créé pour soutenir les clients et commerçants du marché qui veulent assurer son avenir.

Coeuilly, encore séparé de Champigny par des terres agricoles avant la guerre, est devenu aujourd’hui un quartier pavillonnaire dans le haut de la ville. Petit à petit, les habitants ont pris l’habitude de faire leurs courses dans les centres commerciaux et grands marchés aux alentours. Le marché local a décliné et était en danger de disparition. Mais au delà du préjudice pour les habitants, c’est le caractère de la place de Coeuilly, au cœur du village, qui aurait été en danger.

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Grâce au travail de plusieurs associations, et à la détermination des commerçants, en particulier celle de Mme Maryse Thellier la fleuriste, le marché prend aujourd’hui un nouvel essor. Pour attirer de nouveaux marchands, il fallait augmenter la fréquentation. D’où l’idée de faire des animations le dimanche matin pour attirer le public.

C’est ainsi que j’ai rencontré Frédérique Paquier et sa collègue Caroline Studer sur le stand de « J’aime mon marché de Coeuilly » pour leur animation ‘C’est l’automne!’. Toutes deux bénévoles au sein du collectif, elles proposaient café et jus de pomme, ainsi qu’une dégustation de ‘minced pies’, du fromage et un grand bol de sangria aux passants, produits offerts par les commerçants. Un tirage au sort permettait à un client chanceux de gagner un cadeau surprise. Le calendrier de toutes les animations, et les nouvelles du collectif et du marché, sont disponibles sur ‘www.marchedecoeuilly.com’.

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Le collectif a une quinzaine d’adhérents regroupant clients du marché, habitants du quartier et commerçants. Ils envisagent de transformer leur collectif en association loi de 1901 afin d’intégrer de nouveaux adhérents et de pouvoir chercher des soutiens financiers externe pour lancer de nouvelles initiatives.

Une autre association, « Alter Marché le Kiosque », active depuis un peu plus d’un an et demi, organise pour sa part un rendez-vous tous les premiers dimanches du mois. Une initiative intéressante, la possibilité de recycler ses livres! En arrivant au marché avec un livre déjà lu, vous pouvez choisir un autre parmi ceux déjà déposés. Cet échange est ouvert de 9h30 à 12h30. Le site de cette association: kiosquecoeuilly.wordpress.com.

Au-delà des animations pour attirer le public, le soutien de la ville est nécessaire pour assurer l’avenir du marché. Un premier succès: la Mairie a retenu Coeuilly dans le nouveau contrat des marchés, contrairement à ce qui était prévu. Des travaux d’aménagement de la Place pourraient bientôt être commencés pour la rendre plus attractive, faciliter l’accès et améliorer les installations électriques. Ce dernier point est très important pour pouvoir attirer de nouveaux commerçants.

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Avec ces deux animations sympathiques par mois, et le dynamisme des commerçants, le marché de Coeuilly semblait sur la bonne voie ce dimanche 20 septembre. Une histoire à suivre. Pour contacter le collectif ou l’association, passez au marché pendant leurs animations !

CR octobre 2015

SOLIFRI

L‘association SOLIFRI existe depuis 2002, sous le nom de ‘Solidarité Africaine’. Les membres étaient, et sont toujours, en majorité d’origine africaine mais ils cherchent à favoriser les bonnes relations entre habitants de toutes origines au Bois l’Abbé.

Dès le début l’association a lancé sa première initiative, qui se renouvelle chaque année : Un grand repas au Gymnase Jean Guimier. Les africains du quartier invitent leurs voisins, de toutes origines, avec pour devise ‘Mon Voisin est mon Parent’. Il faut comprendre ‘Rapprochons-nous de nos voisins, d’où qu’ils viennent, ils sont aussi de notre famille’.

J’ai pu assister au Grand repas d’avril 2015 organisé par SOLIFRI avec le soutien de plusieurs autres associations. Avec des tables décorées en bleu et rose et le service assuré bénévolement par une vingtaine de jeunes filles très élégantes, ce grand repas de 700 personnes a été un grand succès. Après le repas, nos serveuses ont chanté, et d’autres groupes et associations nous ont présenté des danses, du hip-hop, rap et chants.

Au Grand Repas, 2015

Non content du défi de l’organisation de ce grand dîner, l’association s’est intéressée à d’autres problématiques, et en particulier la situation de personnes venues travailler en France et qui se trouvent aujourd’hui à la retraite. C’est pour cela que le nom est devenu ‘SOLIdarité et FRaternité Intergénérations – ou SOLIFRI.

Dans le cadre de cette initiative, primée par La Fondation de France, la ‘Commission Papy-Mamy’ a vu le jour. Elle réunit les ainés, propose des visites à domicile et encourage les échanges entre générations. Un exemple, les ‘Saveurs d’Ici et d’Ailleurs’ : des repas organisés régulièrement où, à tour de rôle, les représentants d’un pays proposent des recettes culinaires de chez eux. Cela contribue à faire de ces repas des moments très conviviaux au cours desquels un participant partage ses expériences, ses émotions et peut même livrer un pan de sa vie.

Suite à la réussite de SOLIFRI une autre association a été crée qui travaille dans ce domaine, avec un nom très voisin, ‘Ensemble les Papy Mamy’.

L’association s’adresse aussi aux jeunes par leur action « Passerelle Jeunesse ». Des évènements culturels et sportifs sont proposés, mais SOLIFRI invite également les jeunes à participer à l’organisation d’activités, objectif très clairement réussi au Grand Repas.

Pour contacter SOLIFRI par téléphone : le 06 52 48 66 06. Pour la déléguée Papy Mamy le 06 87 29 32 54. L’adresse mail : solidarite.solifri@gmail.com.

CR août 2015

Proximité

Proximité est une association d’aide aux familles qui est active sur la ville de Champigny et particulièrement sur le quartier des Quatre Cités. Elle existe depuis 2000 et emploie deux salariées: une éducatrice spécialisée et une médiatrice sociale, ainsi qu’une dizaine de bénévoles actifs. Le local, mis à disposition par la Mairie, se situe au 27 rue Charles Fourier au cœur des cités jardins.

Proximité fait partie des Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents (le REAAP), fondé suite à la Conférence sur la Famille en 1998. L’association met en œuvre sa charte, qui prévoit de susciter les rencontres et échanges entre parents; de mettre à leur disposition des moyens leur permettant d’assumer leur rôle éducatif; la mise en commun des idées dans le respect de la diversité et la reconnaissance de la place de chacun. Px3 Ainsi Proximité fait le choix de ne pas proposer un point de vue ‘’d’expert’’ mais de favoriser la réflexion entre parents à partir des expériences ou questionnements éducatifs de manière à ce que chacun trouve une réponse adaptée à ses propres difficultés. L’aide à la parentalité peut-être individuelle, par des entretiens et suivis familles sur rendez-vous, ou collective, avec les groupes de paroles de parents qui ont lieu au local de l’association. Les deux approchent sont complémentaires.

Sur un temps plus convivial, fédérateur de lien social, Proximité propose:

  • Les Cafés des parents le matin dans les écoles du quartier
  • L’invitation à la lecture en maternelle pour familiariser les enfants avec les livres.
  • Des ateliers intergénérationnels avec des parents et personnes âgées bénévoles, par exemple: couture avec une participation aux médiévales de Coeuilly.
  • Un projet d’ateliers ‘’Cuisine familiale’’ qui est en cours de réalisation.

En parallèle à son action auprès des parents, Proximité travaille avec les plus jeunes en difficulté scolaire et éducative dans le cadre du PRE (Projet de Réussite Educative). Avec une équipe de quatre professeurs retraités bénévoles, elle propose deux sessions de soutien scolaire chaque semaine, le lundi et le jeudi. L’éducatrice favorise les temps d’écoute et de paroles des jeunes et les accompagne dans leurs projets individuels.

L’association assure également depuis fin 2014, une permanence en direction des femmes et jeunes femmes victimes de violence conjugales et intrafamiliales, un numéro de téléphone spécial étant mis à leur disposition.

Afin de favoriser la démarche culturelle des familles et rompre l’isolement sur le quartier en facilitant les contacts, Proximité tient une permanence ‘’Cultures du Cœur’’. Cette association propose, via internet, des invitations à des spectacles et des sorties culturelles en familles ou en groupe a ses adhérents. Avec le collectif des associations des Quatre Cités, elle organise aussi des Lotos, La Fête des Voisins et des sorties familiales.

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Au local de Proximité

Comme d’autres associations travaillant dans nos quartiers, Proximité a des salariés et un besoin de financement public car elle n’a pas de ressources financières propres. Les deux emplois ont été financés à hauteur de 80% jusqu’en 2014 par l’état sous la forme d’emplois aidés (dispositif Adultes-relais). La ville complète les 20% restant jusqu’au niveau du SMIC.
Les salariées adultes-relais sont dans l’obligation de se former et ne peuvent plus bénéficier de leur poste lorsque la formation est réalisée. C’est le cas de l’éducatrice spécialisée qui, diplômée, ne bénéficie plus de ce dispositif. L’association, qui souhaite naturellement conserver des salariés bien formés et expérimentés pour lesquels elle a investis, rencontre aujourd’hui une difficulté pour assurer la pérennité de ce poste.
La ville sollicitée, au titre du dispositif du Programme de Réussite Educative financé par l’état, n’a pas répondu à la demande de subvention exceptionnelle qui aurait permis de financer une partie de cet emploi. Cette question reste d’actualité pour l’association.

Pour assurer à la fois son fonctionnement administratif et ses multiples activités, l’association bénéficie de l’implication de bénévoles très actifs, dont des travailleurs sociaux, enseignants à la retraite, parents et grands-parents du quartier. L’équipe du bureau et particulièrement la trésorière (encore en activité professionnelle), soutenues par les salariées, assument un travail considérable. Tous sont acteurs de Proximité et participent à la réussite de son action.

Pour soutenir l’association, ou prendre contact, une adresse mél proximite@sfr.fr et un téléphone : 01 41 77 10 61. Ou venez retrouver l’équipe au  27 rue Charles Fourier Champigny, au cœur des Cités Jardins.

C.R. mars 2015

Association Plur’Arts

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J’ai découvert Plur’Arts à l’occasion des très réussies Médiévales de Coeuilly fin mai 2014, et de nouveau au festival Cour et Jardins en septembre. Mais c’est à leur local que j’ai pu rencontrer Muriel Bouquet, la présidente, ainsi que Emmanuel Gobier, chargé de la communication. Ils se réunissaient avec une dizaine d’adhérents pour préparer la Foire au Troc et aux Cochons en novembre.

L’association, qui compte 85 membres, propose des ateliers de dessin et peinture, dentelle aux fuseaux, patchwork, couture et plus encore. Ils se lancent aussi dans la musique, surtout médiévale pour l’instant…

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Leur devise «Ateliers, Expos, Echanges, Evénements» semble bien caractériser leur action puisque Plur’Arts fait de la création dans un esprit de partage, entre adhérents et plus largement grâce aux manifestations publiques. Ils organisent aussi des visites, des excursions culturelles et des échanges avec les villes jumelles de Champigny.

Pour mieux découvrir toutes les activités de l’association, visitez leur site internet http://www.plurarts.fr.

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Plur’Arts date de 2002, quand plusieurs artistes, pour la plupart amateurs, se sont retrouvés. Elle vie des cotisations des adhérents, des ventes, et aussi d’un grand événement annuel : « Le Salon des Arts Textiles et Puces des couturiers » (11e année en février 2015) au gymnase Tabanelli, où il y a démonstrations de différentes activités artistiques, mais aussi une brocante qui permet de remplir les caisses! La ville donne une petite contribution, mais surtout elle permet d’utiliser le gymnase et d’autres lieux publics.

Pour le projet ambitieux des Médiévales il y a eu une collaboration avec la ville pour l’organisation, et une subvention des fonds de la politique de la ville, ainsi que du département.

Avec une autre association, l’ACAP, spécialiste des arts plastiques, Plur’Arts loue un pavillon au 70 boulevard de Stalingrad, sur le site du futur groupe scolaire des Courtilles. Même si ce n’est pas permanent, ce local lui permet de lancer des projets plus ambitieux.

Si les activités artistiques, où le partage avec d’autres artistes, vous intéressent Plur’Arts est peut être pour vous! Pour les contacter, laissez donc un message sur leur site internet : http://www.plurarts.fr

CR, le 23 février 2015

Les Vignes des Coteaux de Champigny

Produit rare puisque la production est très limitée, j’ai pu acheter ce vin campinois à la Foire du Troc et du Cochon.  L’association des Vignes des Coteaux de Champigny, fondée à l’initiative de la Mairie il y a une dizaine d’années, était présente pour faire connaître ses activités, et faire goûter les crus 2008 et 2011.

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Pour en savoir plus, j’ai retrouvé une vingtaine d’adhérents fin novembre au vignoble, installé dans le Parc Départemental du Plateau grâce au Conseil Général.  Ils préparaient les vignes pour passer l’hiver, la dernière de 18 opérations différentes nécessaires chaque année dans cette exploitation entièrement bio.  Pour cela ils ramenaient de la terre pour former une crête le long des pieds de vigne, évitant de laisser des creux qui se rempliraient d’eau. L’objectif est de protéger les plantes du froid. Le travail reprendra en mars pour la nouvelle saison.

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Le président de l’association est M. Christophe Lancmann, professionnel du vin qui apporte son savoir faire au vignoble.  Il y a 65 membres, et c’est grâce à eux que le travail peut être assuré au bon moment tout le long de l’année.  L’été dernier par exemple, il a fallu intervenir d’urgence début août pour prévenir les maladies favorisées par le mauvais temps.  Puisque la production est entièrement biologique, seulement des produits de contact peuvent être utilisés.

Ce nouveau vignoble témoigne d’une longue tradition viticole à Champigny datant du 13e siècle, et dans les premières guinguettes du bord de la Marne on buvait du vin de Champigny.  Petit à petit au 19e siècle la production locale a disparu à cause des maladies, et sous la pression de la construction de logements.  Le vin de Champigny de l’époque est réputé un peu aigrelet, mais peu cher et bien apprécié des Parisiens qui venaient sur les bords de Marne pour profiter des prix moins chers n’étant pas soumis à l’octroi.

Il y a une dizaine d’années, la ville a voulu renouer avec cette tradition, et ce projet a été exposé dans un article dans ‘Champigny Notre Ville’.  C’est à partir de cet article que les bénévoles se sont présentés et l’association a été fondée.  En collaboration avec les services techniques du département, le vignoble s’est installé dans le parc départemental sur six niveaux de terrasses, descendant de la rue du Monument vers la RD4.  Les cuves ont été installées dans l’ancienne maison du gardien du parc.  La Mairie a donné une petite aide financière pour l’achat des outils.  850 pieds de vigne de cépage Pinot Noir ont été plantés et le premier cru a vu le jour quatre ans plus tard.  Depuis, entre 50 et 400 bouteilles de vins sont produites selon l’année.  Aujourd’hui il y a une vingtaine de vignobles associatifs dans le Val de Marne.

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Le matin de ma visite aux Coteaux de Champigny le travail se faisait dans le bon humeur, facilité par un agréable temps et l’implantation magnifique du vignoble sur les cotes de Champigny.  L’association organise également des évènements conviviaux pour faire connaître leurs activités et partager les connaissances sur le vin.  Ils accueillent des visites pédagogiques, et l’Office de Tourisme met en avant cet atout Campinois auprès des visiteurs.

Pour plus d’informations sur l’association des Coteaux de Champigny, contacter leur président, M. Lancmann à l’adresse suivante: atoutcru@wanadoo.fr.

CR le 13 janvier 2015

Un Plateau pour Tous

Un Plateau pour Tous est né d’un groupe de résidents du Mail de la Demi-Lune qui voulait mieux vivre ensemble avec ses voisins. Aujourd’hui l’association est très active, encourageant rencontres et partage dans le quartier. Elle a une quarantaine d’adhérents, individuels ou familiaux, et plus encore de participants à ses activités diverses. Pour les découvrir, j’ai pris contact avec la présidente Mme Heymann, que j’ai trouvée en train de recoller des affiches, parties sous la pluie, pour un barbecue et concours de pétanque.

C’est ainsi que j’ai découvert le LCR (‘Local commun résidentiel’) 11 rue Jalapa où l’association organise certaines de ses activités. On y trouve une impressionnante collection de livres et de jouets, mise à la disposition des résidents.

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Dans le LCR rue Jalapa…

Quelles sont les activités proposées ?

Des ateliers pour adultes (couture, tricot, broderie, jardinage et plus encore…). Le mercredi, des activités pour enfants. Et de nombreux événements : barbecues, défilés costumés et sorties familiales organisés par Un Plateau pour Tous, ou conjointement avec d’autres associations. Un point fort, l’organisation d’un vide-grenier sur le mail de la demi-lune

L’association est soutenue par la Ville et le département, et par l’état dans le cadre de la politique de la ville. Un Plateau pour Tous reçoit aussi de précieuses aides des fondations d’entreprises, par exemple des machines à coudre fournies par la fondation Vinci. Les locaux sont mis à dispositions par le bailleur, IDF Habitat.

Depuis un an, l’association s’est lancée dans une nouvelle aventure ambitieuse – la Marmite pour Tous!  La Fondation Vinci, qui soutient plusieurs activités à Champigny, a financé l’aménagement de cette cuisine associative accueillant jusqu’à 18 personnes, pour promouvoir la bonne nutrition. Elle se trouve au 75 avenue de Coeuilly, en face du Primeur.

La Marmite du Plateau

La Marmite du Plateau

La ‘Marmite du Plateau’ a ouvert ses portes en novembre 2013, et elle est à la disposition des associations campinoises. Un Plateau pour Tous, qui gère le tout, organise un rendez-vous tous les quinze jours pour les personnes âgées, avec le soutien de la Fondation Danone.  Je les ai retrouvé un mardi matin en octobre pour en savoir plus…

J’ai découvert une dizaine de personnes autour de la table, quelques-uns du Foyer Soleil, la résidence pour personnes âgées intégrée dans le quartier. Dr. Bacchetta, médecin nutritionniste, finissait de donner des informations sur la santé et le bien-manger, puis elle a distribué les recettes du jour. Au menu: Salade du Sud-Ouest, Cabillaud sur Lit de Citron, et Compote aux Fruits.

Dr. Bacchetta à la cuisine

Dr. Bacchetta à la cuisine

Après quelques explications, et les tabliers étant mis, tout le monde participe à l’épluchage et la découpe. Petit à petit notre repas prend forme, malgré quelques larmes dues aux oignons.

Notre repas prend forme...

Notre repas prend forme…

Zohra Kasssou, coordinatrice sociale du quartier de la Mairie, est passée nous voir pendant la préparation du repas – je l’avais déjà rencontrée au barbecue. Elle m’a expliqué que la Marmite pour Tous sert aussi à d’autres groupes, le samedi pour les 11-25 ans, et le jeudi après-midi pour les résidents du foyer ADOMA et le Foyer Soleil. Les associations adaptent leur cuisine aux besoins, par exemple – comment bien manger avec seulement un four à micro-ondes, ou un budget très limité. Et on rappelle aussi que le parc départemental est à coté, parfait pour prendre un peu d’exercice après le repas.

Je remercie tout le groupe pour son accueil. Si vous voulez prendre contact avec Un Plateau pour Tous, pour participer ou pour en savoir plus sur la Marmite, contacter les à la Maison des Associations ou par téléphone au 07 80 36 28 43.

 CR, le 10 novembre 2014

 

 

 

Femmes relais médiatrices interculturelles de Champigny

 

Porte

5 Mail Rodin, au Bois l’Abbé

Derrière cette porte se trouve l’accueil des femmes relais médiatrices interculturelles de Champigny. Elles assurent une permanence chaque jour de lundi à vendredi, et chaque année plus de mille personnes s’adressent à elles. Grâce aux cinq médiatrices et 47 bénévoles, qui viennent de 17 ethnies différentes, il est possible d’être reçu en sa langue maternelle si on le souhaite, par des femmes qui ont une grande connaissance des services publiques, et notamment du commissariat, des services médicaux, des écoles, de la Maison du Droit et de la Justice, et de l ‘Espace de Solidarité du Département (ESD).

A l’origine de l’association, un réseau informel de femmes médiatrices. C’est en 1997 qu’une association est créée pour développer ce service important, assuré par les femmes du quartier pour les habitants du Bois l’Abbé et des Mordacs. L’association bénéficie de deux emplois tremplin financés par le Conseil Régional, de deux postes adultes relais et un poste FONJEP payés en partie par l’état avec un complément de la ville de Champigny.  Le Conseil Général finance des actions et des projets. La ville met le local à disposition et supporte une partie des frais de fonctionnement avec les bailleurs 3F et Paris Habitat. L’association est aujourd’hui ouverte à tous les Val de Marnais.

Table

Les Médiatrices

Pendant ma visite j’ai rencontré Mme Kori (d’origine malienne et qui parle Soniké), Mme Bekar (d’origine turque), Mme Nadir (d’origine marocaine et qui parle Arabe). J’ai aussi rencontré Mme Bouchlaghem qui est secrétaire et comptable de l’association. La présidente est Mme Dos Santos (d’origine Portugaise) et la directrice Mme Ashraf du Pakistan. L’association propose aussi des cours de français grâce à leur formatrice, Waafa.

Affiches 5

Quelques situations dans lesquelles les médiatrices interviennent: les relations avec les écoles quand les parents ne parlent pas français, la violence familiale, et l’aide au remplissage des dossiers. Les médiatrices peuvent aussi accompagner aux tribunaux ou à la Maison de la Justice. Elles travaillent en partenariat avec les travailleurs sociaux de l’EDS et elles peuvent faire des démarches pour trouver une classe d’accueil pour un enfant ou une solution d’urgence d’hébergement. Chaque semaine un correspondant du Parquet assure une permanence dans les locaux des Femmes médiatrices.

J’ai demandé quelles étaient les difficultés rencontrées par l’association. Deux réponses immédiates : les conflits familiaux, trop fréquents, et le financement, puisque le soutien de l’état diminue dans le contexte actuel. Par le passé, l’association a reçu un soutien des Aéroports de Paris et chercherait un nouveau financement complémentaire par une fondation d’entreprise.

Pour se rapprocher des Femmes médiatrices interculturelles, contactez-les par téléphone au 01.55.98.27.55 ou par mail à frmic94@aol.com. Ou les retrouver à une de leurs permanences au 5 mail Rodin au Bois l’Abbé.

CR, 7 novembre 2014